mardi 22 juin 2021

Fin juin, quel moment délicieux, la canicule, les soirées tièdes, fenêtres grandes ouvertes, il y a encore cours mais plus vraiment, et puis ce sentiment de réussite, on a encore bouclé une année, on rêve à tout ce que l'on accomplira durant l'été, et puis finalement non. 

L'on a acheté un minuscule sac à dos tortue pour l'enfant qui a sa première course d'école. Le garçon fait des pop-corn au caramel et je joue quelques notes de Beethoven. On est comme de jeunes amants aujourd'hui. Les fleurs blanches se fanent, on a oublié de boire nos cafés.


vendredi 18 juin 2021

 Parfois, au hasard de mes recherches, je pousse la porte d'un de ces lieux d'avant. Ces filles qui avaient vingt-vingt-cinq ans dans les années 2010, des amours souvent un peu bancales, qui révisaient leurs cours en buvant des thés fruits rouges-noisette, portaient des tropéziennes et essayaient de contenir leurs vies débordantes comme elles pouvaient. 

Parfois, l'une d'elle a sauté le pas et publie. Et alors ! quelle sensation folle que de tenir dans ses mains un livre qui nous raconte si parfaitement, nous, ces filles de la toute fin des années 80.

Parfois, l'un de ces lieux d'avant est encore habité, et on sait alors qu'un peu de cette fougue juvénile remue encore sous la surface lisse de cette vie en apparence bien rangée.

Ici, il y a un enfant à la crèche, un bol de fraises un peu trop mûres et un bouquet d'anniveraire jaune-voilet-blanc (je déteste les fleurs blanches). Un manuscrit à corriger, un agenda trop rempli, des élèves de piano, cet après-midi. Et un peu de cette fougue, je l'espère